La La Land, c’est l’histoire d’un amour au sens de la chanson de Dalida : « c’est la flamme qui enflamme sans brûler », jusqu’à ce qu’elle nous échappe, avec sa dose de destin, de choix et de leurs conséquences. C’est un thème très contemporain, une obsession de notre temps.

Suis-je en train de trahir ce que je suis ? Dois-je vivre mes rêves malgré les sacrifices et l’incertitude ou puis-je me contenter de vivre par procuration et rêver ma vie ? Mes aspirations doivent-elles évoluer avec le temps au fil de mes rencontres et d’événements inattendus ?

La La Land, c’est l’histoire d’un regret qui trouve sa source dans la réussite des aspirations professionnelles des héros du film. Pour nos deux protagonistes, la victoire a un goût amer. Combien de bonheurs ai-je sacrifiés pour satisfaire mes désirs non refoulés de l’aube de ma

vie ? Était-ce une prison construite de mes mains, une prison sécurisante qui donne un sens à ma vie, qui me rend spéciale et qui, en parallèle, m’empêche de devenir ?

La la land, c’est la terreur. La terreur de ne rien comprendre à la vie. La leçon du film, c’est « carpe diem », vivons l’instant présent. Rêvons l’instant présent, c’est la seule façon de ne jamais avoir de regrets. Tout ceci est relativisé par la mise en abîme du film de Nicholas Ray, La fureur de vivre. Un film qui montre les dérives d’une jeunesse sans rêves ni illusions, qui refuse catégoriquement de vivre autre chose que l’instant présent et finit dans une mélancolique dépression autodestructrice.

Damien Chazelle, le réalisateur et scénariste de La La Land, méritait son oscar du meilleur scénario, au moins pour ce flash-back fictif final montrant ce qu’aurait pu être la vie des héros : Mia, une jeune serveuse qui rêve de percer à Hollywood, et Sebastian, un jeune pianiste passionné de jazz qui rêve d’ouvrir un club, s’ils avaient choisi de vivre l’instant présent.

Même si on a préféré sa prestation dans Magic in the Moonlight de Woody Allen, Emma Stone est solaire dans La La Land. Quant à Ryan Gosling, il est fidèle à lui-même : charmant et romantique. On regrette toutefois que John Legend n’ait pas eu un vrai solo au piano, car il est l’un des rares artistes à nous faire frissonner de bonheur avec des morceaux émouvants comme all of me !

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